Après 6h de train depuis Wakkanai, j'arrive à Asahikawa (旭川), deuxième plus grande ville d'Hokkaido. Sa gare marque par sa rénovation. Aérée, bien équipée, fêtant l'arrivée du Shinkasen dans l'Hokkaido, elle donne envie d'y attendre son train. Je remonte la rue piétonne principale afin de rejoindre Guest House ASAHIKAWA. Deux dortoirs, une salle commune, une petite cuisine, tout ce qu'il faut pour y passer quelques jours :) J'y retrouve une tête aperçue rapidement à la guest house de Sapporo. On en profite pour faire connaissance et j'apprends ainsi qu'il est israélo-japonais et qu'il se ballade en touriste au Japon. Il n'a aucune difficulté à s'exprimer en Japonais, il m'avoue avoir des lacunes en écriture. On mange un ramen ensemble en discutant de nos voyages respectifs.

Retour à la guest house où le gérant a invité des extérieurs à prendre l'apéro. Vu que je suis le seul non-japonais de la soirée, c'est partir pour parler japonais en enchainant les bières ^^ A 23h, c'est le couvre-feu et chacun rejoint son dortoir respectif.

Kurodake

Le lendemain, lever tôt afin de prendre le premier train à 7h (cela va devenir une habitude...) en direction de Kamikawa. De là, plutôt que d'attendre le bus, je tente le pouce pour me rentre à Sounkyo onsen. Dix minutes plus tard, je fais le trajet avec un habitant de Sapporo en déplacement professionnel. Après 30 minutes de route, j'arrive à Sounkyo (層雲峡), village de onsen au bord de la rivière Kiyokawa et au nord du parc national Daisetsuzan. Je me dirige vers les cascades Ginga no taki et Ryusei no taki, situées à 30 minutes à pied du village. Là-bas, plusieurs cars de touristes attendent que les photos de groupe soient terminées. Mais, comme on n'est encore qu'en basse saison, cela reste raisonnable. Je retourne à la station où je prends un autre chemin pour me rendre à une autre cascade, Nomiji daki. Je suis seul sur cet itinéraire, enfoncé dans la forêt. Pas de panneaux annonçant des ours dans le secteur, mais j'accroche quand même ma clochette à mon sac. La cascade est beaucoup plus modeste que les deux précédentes, et on peut presque aller dessous si on veut. Sur le chemin, je croise plusieurs points de captation pour l'eau chaude des onsen et les tuyaux la transportant.

Ginga no taki

Nomiji daki

Tuyaux apportant l'eau aux onsen

De retour au village, je m'attaque cette fois à Kurodake. Bien qu'un téléphérique mène à mi-altitude, je choisis de faire les 450 mètres d'ascension à pieds. Le chemin n'est pas balisé (sauf le départ), mais la trace est plus qu'évidente. Après une heure de marche, me voici arrivé à la gare supérieure du téléphérique. Quelques personnes par-ci, par-là. Je n'irai pas plus haut car la neige est encore présente au-dessus de moi. Je croise un américain avec qui je discute une bonne demi-heure. Puis je redescends à pieds.

Village de Sounkyo onsen

Kurodake au fond

Bain de pieds

Arrivé bien avant le départ du bus, je regarde si je peux redescendre en stop. Peu de passage de voitures et pas d'arrêts simples (je suis plutôt sur une route de montagne) rendent la tâche peu aisée. Je profite donc plutôt d'un bain de pieds chaud. Les autres photos sont visibles ici.

De retour à la guest house où cette fois c'est apéro dehors ! Chaises de camping, bières, vin ; je rejoins la troupe qui grandit au fur et à mesure que des visiteurs arrivent. Essentiellement des japonais, et deux européenne, dont moi et un italien. Ce qui créé des discussions dans un mélange d'anglais (approximatif côté japonais) et de japonais (très approximatif côté européen). Durant cette soirée, je fais la rencontre d'un ami du gérant,Kiyoshi, venu d'Okinawa pour un festival de fleurs qui débute demain, non loin de la gare. Rendez-vous est pris pour le retrouver là-bas.

Hana festival

Le lendemain, après un réveil plus tardif que les jours précédents, je me dirige vers le festival de fleurs, nommé Hana festa (花フェスタ) (hana signifie fleur en japonais). C'est un marché de fleurs qui se déroule sur 5 jours (du mercredi au dimanche), une fois par an. Les marchands viennent de tout le Japon et proposent à la vente leur production. Il pleut ce jour-là, mais par chance, Kiyoshi est installé à l'intérieur. Je discute en japonais avec lui et quelques bénévoles qui l'aident à tenir son stand. Je l'aide un peu et en m'échange il m'offre le bento du midi. J'en profite pour faire quelques photos du lieu et je passe devant plusieurs concours d'arrangements florals (Ikebana (生け花)) ou de mousse, et également quelques bonsaï.

Arrangement de mousse

Bonsai

Arrangement floral

Nuit passée dans un onsen

Vu la météo maussade sur deux jours, je choisis de passer la nuit à Fukiage onsen (吹上温泉). Pour 2600yen, on a accès au onsen le soir et le matin, ainsi qu'une place en dortoir. Vu qu'aucun restaurant n'est présent dans les environs, j'apporte dans mon sac mon repas du soir et mon petit déjeuner. La cuisine est bien équipée avec foyers au gaz, ustensiles de cuisine et vaisselle en quantité. Le onsen est moderne (bains + sauna), avec également deux parties extérieures (une non-mixte et une mixte avec maillot de bain obligatoire).

Je fais la rencontre d'un japonais, avec un bon physique de militaire et qui fait parti des forces d'auto-défense. Apprenant que je fais de l'Aikibudo, le sujet de conversation est tout trouvé. Lui fait surtout du Kenpo (拳法), un art martial japonais signifiant la méthode du poing et incluant des techniques de coup, projections et clefs. Il peut se pratiquer avec une armure afin de porter les coups sans retenue.

Le soir venu, on mange ensemble. De mon côté, ce sera des ramen et du calamar en boite offert par mes hôtes de Wakkanai, pour lui ce sera une partie de ses rations de combat. Il m'offre une ration de riz et on partage ensemble une petite bouteille de saké que j'avais dans mon sac. On en profite pour visionner quelques vidéos d'Aikibudo et de ses entrainements de Kenpo.



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