Aikido

J'ai commencé l'Aikido à l'Aikikai Hombu Dojo. Ce lieu a l'avantage de proposer jusqu'à 5h de cours par jour (chaque cours dure 1h), aussi bien le matin qu'en fin de journée. Ce qui est pratique quand on a des petits boulots à emploi du temps variable. Je vais en général au dojo en vélo depuis Nakano et lorsque les cours ne s'enchaînent pas, je m'installe dans un parc non loin du dojo afin de faire quelques exercices de japonais. Si vous désirez des informations pratiques sur ce dojo, je vous conseille la lecture de cet article.

Vu que je n'avais pas pratiqué d'arts martiaux depuis un an, je suis allé aux cours débutants les 2 premières semaines. Le dojo est souvent bien rempli (surtout au cours de 19h). Il y a une bonne proportion d'étrangers, avec surtout des français, soit vivants à Tokyo, soit de passage pour quelques semaines ou mois. Le cours est uniquement donné en japonais et mon niveau ne me permet de comprendre que de temps en temps les explications de l'enseignant. Mais une observation attentive et les aides des partenaires permettent de pratiquer sans grandes difficultés. Barrière de la langue oblige, je discute (avant ou après le cours) plus aisément avec les étrangers qu'avec les japonais.

Je vais maintenant essentiellement aux cours réguliers avec 3h chaque jour. Bien que la salle soit plus grande, le sensei est souvent obligé de ne faire pratiquer que la moitié de la salle en même temps. Et avec l'été, c'est chaleur et humidité presque tous les jours. Le dojo n'est pas climatisé, mais possède des ventilateurs en quantité.

L'ambiance est surtout studieuse (on ne discute pas entre pratiquants durant la pratique) et je n'ai pas de difficulté à trouver un partenaire. Vu le monde, c'est comme si j'étais en stage tout le temps.

Mont Fuji-san

En tant que passionné de montagnes, je ne pouvais faire l'impasse sur l'ascension du Mont Fuji. J'ai donc fait l'ascension de nuit début juillet avec un ami japonais.

Umi-no-Hi (Jour de la mer)

Le lundi 18 juillet était un jour férié afin de célébrer la mer (海の日). Il est toujours le troisième lundi de juillet. A cette occasion, je suis allé avec un anglais de la guest-house à Odahiba, qui est une île artificielle donnant sur la baie de Tokyo et Rainbow Bridge. A cette occassion, de multiples lanternes sont installées sur la plage et sont allumées à la tombée de la nuit. Ces lanternes représentent des motifs, mais comme il est difficile de prendre de la hauteur, ces derniers ne sont pas évidents.

Beaucoup de monde est présent sur place. Des familles très bien équipées entre les chaises de camping, les glacières et les activités pour les enfants, des couples en yukata (kimono d'été) ou des gens venus pour photographier l'événement. Avec les enfants qui courrent sur la plage, il n'est pas facile de prendre des photos. Et petite déception avec le pont Rainbow Bridge qui n'avait pas un éclairage composé de multiples couleurs.

Vue sur la baie de Tokyo

Intérieur d'une lanterne

Vue sur Rainbow Bridge

À un moment, la pluie décide de s'inviter à la soirée. Au début fine, cela devient une véritable averse et les occupants vident les lieux. On part s'abriter également, mais on revient dès que la pluie redevient fine. Même si quelques lanternes ont été éteintes par les gouttes de pluie, l'avantage est que la plage est quasi-déserte. On conclut la soirée en allant manger un morceau au centre commercial d'à côté.

Koganei Awaodori (Festival de dance)

Ce festival/concours de dance, qui s'est déroulé le week-end du 23-24 juillet, a lieu dans la ville de Koganei, situé à 20 minutes en train à l'est de Nakano. Il a pour but de promouvoir la dance Awa-odori (阿波踊り). Cette dance provient de l'ancienne province d'Awa, qui correspond aujourd'hui à une partie de la province de Tokushima, à l'est du Shikoku.

Danseuse avec un amigasa

Vu la chaleur, les vêtements courts sont de rigueur

Le quartier est de sortie

Toutes les générations sont représentées, en allant des enfants aux anciens, que ce soit à la danse ou aux instruments. Des femmes en long kimono portent des geta (chaussure traditionnelle japonaise en bois) et un chapeau appelé amigasa (編み笠), signifiant chapeau tressé. L'ensemble est très bien chorégraphié et très dynamique. Côté instruments, on retrouve du shamisen, de la flûte shinobue, des tambours taiko et des cloches kane.

Travail

J'ai commencé à travailler les week-end au restaurant La Maison de Bourgogne à Iidabashi. Vu que je ne travaille que durant les jours de pointe, j'ai du apprendre rapidement le fonctionnement du restaurant et quelques expressions japonaises. L'équipe en salle est française (à part le sommelier qui est japonais), alors qu'en cuisine l'équipe est essentiellement japonaise. Mais les ordres en cuisine sont données en français. Le service du vendredi soir est très chargé, surtout avec des salarymen venant tard prendre un dernier verre. Et le dernier week-end de juillet avait lieu un festival (Kagurazaka Matsuri) dans la rue bordant le restaurant. Ce qui a encore plus rempli le restaurant !

A côté, je continue de faire quelques créneaux de temps en temps chez LeafCup, que ce soit en anglais ou en français.

Changement de guest-house

Vu que mon dojo est situé au sud de Waseda et que je travaille à Iidabashi, j'ai trouvé une guest-house dans le quartier de Waseda. Le loyer est presque le même que celui que je paye à Nakano. J'y ai donc déménagé fin juillet. Gros plus par rapport à mon ancienne guest-house, la présence d'un vrai salon avec sofa et télé. Et vu qu'il n'y a que des dortoirs, les occupants sont souvent présents dans le salon. Ce qui facilite les rencontres et les discussions entre anglais et japonais. La moitié des occupants sont des japonais et les autres étrangers parlent couramment japonais. Je lutte donc pour suivre les discussions, mais cela fait du bien t'entendre du japonais plus souvent :)

La suite ?

Ce sera mon dernier mois au Japon en PVT (et oui, le visa arrive bientôt à sa fin). Il devrait être très similaire avec Aikido, travail et un peu de tourisme dans Tokyo et ses environs.



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