Nagoya

Arrivé à Nagoya en Shinkansen, nous avons logé chez Hostel ann, très sympa guest house joliment décorée avec une cuisine bien équipée. Un mélange de clients japonais et étrangers, ce qui a rendu les soirées agréables, à discuter en japonais et en anglais.

Après un passage devant le temple Osu Kannon, on arrive au château. Celui-ci, bien qu'en restauration, se visite aisément. Il a été détruit durant les bombardements de la 2ème guerre mondiale. Récemment, le palace a été reconstruit. A l'intérieur des peintures ont été reproduites sur les portes coulissantes, le tout entouré de bois neufs. Le château a été également intégralement reconstruit en béton en 1959 et abrite un musée présentant l'histoire du musée, ainsi que quelques attractions. Dans le parc, le sakura est sur sa fin et seules quelques fleurs restent encore sur les arbres.

Temple Osu Kannon

Escalier dans Nagoya-jo

Parc de Nagoya-jo

Le matin suivant, récupération de la voiture de location. L'employée, entendant mon japonais balbutiant, décide de me présenter le véhicule et son fonctionnement en japonais. Mais elle n'hésite pas à me donner quelques explications en anglais quand elle sent mon regard interrogateur après certaines phrases. J'ai beaucoup apprécié cette démarche :)

Sur le chemin, nous nous arrêtons à Tsumago (妻籠), petit village, dans la vallée de Kiso, qui cherche à conserver l'ambiance de l'époque Edo (17ème - 19ème siècle). Indéniablement, c'est un saut dans le temps ! En cherchant bien, on peut apercevoir quelques antennes ou câbles. Mais l'ensemble est superbe et donne cette agréable sensation de se balader dans un livre d'histoire. Au menu, ce sera soba froide accompagné d'une brochette de riz frit, et d'une glace pour le dessert :)

Tsumago

Tsumago

Tsumago

Après cette étape, direction Gero Onsen où nous y restons juste une nuit. Soirée sympathique passée dans cette petite ville avec, un onsen pour s'ouvrir l'appétit, un plat de unagi, anguilles séchées servies sur du riz, et pour digérer une partie de Dixit en anglais, suivie d'une partie du Poker des cafards avec le gérant de la guest house. Le plus difficile fût l'explication des règles. Car malgré les explications orales en anglais, il a fallu plonger dans les traductions françaises et japonaises pour être sûr de certains détails.

Takayama

Suite du voyage en direction de Takayama (高山), ville de la région Hida (préfecture de Gifu). On arrive le jour précédent le festival (qui a lieu 2 fois par an). On en profite donc pour visiter la ville au calme. Comme nous sommes en montagne (570m d'altitude), les cerisiers arborent encore de belles fleurs. C'est l'occasion de faire quelques belles photos de sakura ! La ville se visite bien à pied, avec en particulier le quartier de la vieille ville, et plus en hauteur un secteur de temples et sanctuaires.

Sakura !

Miyagawa

Temple dans Kanazawa

Côté hébergement, nous profitons d'avoir la voiture afin de grimper dans les montagnes jusqu'à Okuhida Onsen et de vivre l'expérience ryokan. Nous arrivons sous la pluie et la gérante vient à notre rencontre avec des parapluies. Le service à la japonaise a encore frappé ^^ Après les formalités d'usage, nous prenons possession de notre chambre avec un grand tatamis. Luc en profite pour faire de superbes photos de la pièce. Puis nous enfilons les yukatas, kimono de détente qu'on porte en général après le bain, pour une session photo. On s'est bien amusés à prendre la pose, debout, assis, avec ou sans la veste. On n'a plus qu'à vendre ces photos au ryokan pour financer notre prochain voyage ^^

Elle est comment l'expo ? (crédit Maxime)

Sur la route vers Takayama

Après un onsen bien chaud (heureusement que la partie extérieure était bien plus supportable), direction le repas du soir dans un l'un des rares établissements ouverts. Le couple de gérants a décidé de ne pas attendre notre commande (alors que l'on luttait à déchiffrer la carte en japonais) et nous apporte un bento bien présenté. On est surpris par ce comportement, mais l'ensemble étant copieux, varié et goûteux, le tout pour un prix correct, ce fut finalement un bon repas :)

Puis retour à Takayama en fin de matinée, afin de profiter du festival, sous un superbe soleil. Après s'être baladé dans les rues, goûté quelques plats (takoyaki, manju) et bu quelques bières ou saké, on s'arrête devant un spectacle de marionnettes (Karakuri). Celles-ci (une par char) sont fixées en haut du char, au bout d'une planche de bois. A tour de rôle, chaque marionnette fait une chorégraphie, accompagnée par flûtes et percussions, et ponctuée de temps à autre par quelques changements d'accessoire. Je vais être honnête, on est parti avant la fin. Techniquement c'est bien fait, on voit très peu les marionnettistes et les mouvements sont variés et bien synchronisés. Mais c'est assez vite répétitif :\

On décide de profiter du beau temps en s'installant au bord de la rivière. On fait ainsi la rencontre d'un couple québécois (pas toujours facile à comprendre) et d'un autre français. Groupe complété par un français parcourant le centre du Japon en vélo et deux japonaises venues de Nagoya pour le festival. On passe ainsi plusieurs heures à discuter en japonais, anglais ou français tout en buvant des bières.

Puis arrive la tombée de la nuit, qui coïncide avec la parade des chars (yomatsuri). Au passage des chars s'intercale un spectacle où des enfants portent un costume de lyon (shishi), le tout accompagné de musique traditionnel. Les chars n'ayant pas de roues mobiles, une 5ème roue, rétractable et perpendiculaire aux autres, permet aux chars de tourner à chaque angle de rue. Les chars se succèdent sans réelle différence entre eux ; on en vient à les compter pour savoir quand la parade se termine... A la fin, direction les yatai (stands de nourriture), passage incontournable à chaque festival, histoire de manger avant de reprendre la route.

Spectacle de marionnettes

Bouh !

Jeunes samouraïs

Ce festival m'a laissé un sentiment mitigé. D'un côté, les chars, les costumes sont magnifiques, tout est bien organisé. Également beaucoup d'enfants participent à l'événement, que ce soit en costume ou aux instruments. Mais le tout est assez répétitif, mou même ; je n'ai pas trouvé cette ferveur, cette énergie observée dans d'autres festivals. Bref c'était une autre expérience, esthétiquement réussie, mais moins entraînante.

Mais comme la région vaut clairement le détour, combiner sa visite avec ce festival reste un excellent plan ! Le reste des photos est visible ici.



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