Kanazawa

Parti depuis Osaka, il me faut près de 5h de train local afin d'atteindre Kanazawa (金沢), capitale de la préfecture d'Ishikawa. Après avoir quitté Kyoto, le train, sous la pluie, longe le lac Biwa, puis circule à travers les champs de riz. Je loge chez Shaq Bighouse, très sympathique guest house bien équipé et entretenu, avec essentiellement des étrangers comme clients durant mon séjour.

J'y fais la rencontre d'un couple français qui a eu la malchance de loger à Aso la nuit du deuxième tremblement de terre à Kumamoto. Ils se sont retrouvés les seuls étrangers dans un gymnase pendant 3 jours, avec l'impossibilité de quitter la ville vu que les voies de transports étaient coupées. Par chance, une famille japonaise parlant un peu anglais a pu les amener hors de la zone endommagée et ils ont ainsi pu reprendre leur voyage. Une expérience, unique certes, mais dont ils se seraient bien passés...

Le lendemain, la pluie a décidé de s'arrêter. Je commence ma visite par le sanctuaire Oyama (尾山神社), dont l'une des particularités est que l'entrée a été conçue par un architecte hollandais. Également à côté du sanctuaire se trouve un étang avec de multiples ponts, en bois ou en briques.

Entrée du sanctuaire Oyama

Etang à côté du sanctuaire Oyama

Quartier Nishi Chaya

Je continue ensuite ma visite par le temple Myoryuji (妙立寺), situé juste à côté de Nishi Chaya (Maison de thé Ouest). En effet, ce temple, connu sous le nom de Temple Ninja, possède de nombreuses pièces secrètes et trappes dissimulées. Il se visite uniquement en groupe avec un guide en japonais. Néanmoins un livret en anglais est distribué au début de la viste ; il est très complet et permet de suivre les explications du guide sans soucis. La visite est faite à un rythme assez soutenu et les pièces sont juste assez grandes pour que tout le groupe puisse rentrer. Mais quand on voit la taille des pièces et du bâtiment, les artisans ont du bien se casser le crâne pour caser tout ça !

Puis direction le parc Kenrokuen (兼六園), situé à côté du parc de l'ancien château. Classé comme l'un des plus beaux jardins du pays, on croise régulièrement des groupes de touristes. Vu la taille du parc, il ne faut pas hésiter à se balader autre part. Bien que le ciel soit bien gris, le jardin est superbe et varié avec ses multiples étangs et ses collines ajoutant du relief à l'ensemble. Ne pas hésiter à venir avec son bento afin de le manger tout en profitant d'un superbe cadre ! Sur le chemin de retour à la guest house, je passe par le parc de l'ancien château, où seuls subsistent des murs d'enceinte et quelques portes. Quelques étangs sont présents, dont un en contre-bas.

Kenrokuen

Etang Hisagoike

Enceinte de Kanazawa-jo

Pour le soir, ce sera curry spécial Kanazawa ! Plusieurs enseignes proposent ce plat, la plus connue étant GoGo Curry (avec un gorille en façade). Mais le restaurant étant trop loin, je me rabats sur Gold Curry. Le plat est composé d'un tonkatsu (porc pané) accompagné d'une salade et d'un curry plus noire que d'habitude, très doux. A ce que j'ai compris, il rajouterait du caramel à la préparation... C'est bon, c'est nourrissant, le tout pour environ 600yen.

Le reste des photos de Kanazawa est visible ici.

Péninsule Noto

Cette péninsule, constituant le nord de la préfecture d'Ishikawa, se parcourt surtout en voiture. Etant seul, je me limite à sa partie sud. Ma première étape est d'aller voir le temple Sojiji, situé côté ouest de la péninsule.

Je prends donc un bus depuis Kanazawa qui m'amène directement à Monzen (門前) Au terminus, on n'est plus que 3-4 passagers. Ne voulant pas trimballer mon sac toute la journée, l'employé de la compagnie de bus accepte gentiment de me le garder (avantage d'être le seul touriste de la journée ^^).

En me dirigeant vers le temple, après avoir avalé un repas de soba froides, je remarque quelques panneaux des travaux engagés dans le secteur. En effet, le 25 mars 2007, un séisme de magnitude 6.9 a touché la péninsule. Même si aujourd'hui la majorité des infrastructures a été réparée, il reste encore quelques chantiers sur la péninsule.

J'arrive au temple Sojiji, qui a été l'un des plus importants temples Zen bouddhiste du Japon. A part quelques Japonais, je suis le seul étranger. Le lieu est d'un calme reposant, surtout avec le chantier de restauration d'un des bâtiments qui est à l'arrêt. L'intérieur du Butsuden, salle principale du temple, est superbe. L'absence de visiteurs me laisse du temps afin de prendre des photos.

Entrée du temple Sojiji

Butsuden

Horloge de Monzen

Je prends ensuite un bus (je suis le seul passager) en direction de Anamizu (穴水), puis un train diesel pour Nakajima (中島). Toute petite bourgade se résumant à son port de pêche. Je loge au premier étage de la maison d'une famille japonaise. Je partage la chambre avec un Japonais, professeur de sport à Tokyo, venu pour le week-end. La maison n'étant pas équipée de salle de bain, direction le onsen en face. Il va sans dire que je suis le seul étranger ^^

La famille me propose de partager leur repas du soir, proposition que j'accepte avec plaisir ! Nous sommes ainsi 4 à table, avec le couple habitant ici et le professeur de Tokyo. Au menu, ce sera quelques légumes, sashimi de poisson (du maquereau il me semble), ainsi que du poisson, pêché par le mari et cuit au four. Le tout est très bon et arrosé de saké (la bouteille d'1.5L n'a pas survécu à la soirée !). J'échange au début en japonais, essentiellement sur mon voyage au Japon ; puis je bascule en anglais afin de discuter international avec le professeur.

Port de Nakajima

Train de la ligne Noto Tetsudo-Nanao

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Fukui

La préfecture du Fukui est située au sud de celle d'Ishikawa. Elle n'a pas d'attraction touristique majeure, mais comme j'ai trouvé un couchsurfing à Sabae (20km au sud de Fukui), je décide de marquer l'arrêt pour quelques jours. Je suis ainsi hébergé pour 2 nuits par Maya, russo-américaine professeur d'anglais au collège de Sabae. Nous sommes dimanche en début d'après-midi et Maya vient me récupérer en voiture à la gare.

Après avoir posé mes affaires et avoir mangé un katsudon, direction la côte et les falaises de Tōjinbō (東尋坊) donnant sur la mer du Japon. Après quelques kilomètres de route cotière, on arrive à ces falaises. Composées de basalte, elles se présentent sous forme de colonnes que la mer continue de sculpter. La zone est accessible à pieds ; il faut juste faire attention aux rochers qui peuvent être glissant par endroits...

Je suis sûr que ça se grimpe !

Falaises de Tōjinbō

Sur le chemin du retour, on fait un stop à l'entrée de Fukui et on profite d'un bain de pieds (bien trop chaud pour les laisser plus de 30 secondes !), avant de manger un mini okonomiyaki dans une échoppe. Le soir, un autre invité, Victor, nous rejoint. Il est espagnol et parcourt le Japon en stop, en logeant essentiellement en couch surfing.

Le lendemain, Maya me laisse utiliser son vélo. J'en profite donc le matin pour me balader le long de la rivière Hino. Les anciens du village jouent au croquet sur un terrain installé le long de la rivière. Un potager, délimité par un mur en pierres sèches et bien entretenu, se loge entre piste cycliste et bord de la rivière.

Rivière Hino

Potager

Après cette excursion d'une heure, direction Fukui, ville surtout connue pour son musée sur les dinosaures. En effet, le plus important site de fouille du Japon se trouve à quelques kilomètres de la ville. Mais comme ce musée est assez éloigné de la ville, je me ballade à la place dans les hauteurs, au sud-ouest. Je passe à côté de quelques temples boudhiques et sanctuaires shintoistes, et également d'une ferme Avant de reprendre le train pour Sabae, je voulais me poser quelques instants dans le parc du musée. Malheureusement c'était jour de fermeture pour le musée et son parc :(

Sanctuaire à Fukui

Les gardiens de la gare de Fukui

Coucher de soleil sur Sabae

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Hikone

Dernière étape avant mon retour sur Osaka, la ville d'Hikone (彦根) est située au sud du lac Biwa, plus grand lac de tout le Japon. Je suis hébergé par CJ, philippienne qui a la nationalité japonaise et qui est professeur d'anglais à Hikone. Elle a d'ailleurs fait le choix de garder le passeport japonais, plutôt que philippin (passé l'âge de 20 ans, le Japon ne permet pas la binationnalité), car il est pratique pour voyager à l'étranger. Mais elle a toujours un permis de résidence permanente en Philippines qui lui permet d'y aller et travailler sans contraintes. Détail amusant, comme elle a grandi uniquement aux Philippines, elle maîtrise très peu le Japonais.

Entre la gare et chez elle, quelques étudiants de l'université d'Hikone m'interpellent. Ils font une interview, en anglais et devant caméra, des touristes étrangers avec les questions habituels : "Pourquoi le Japon ?", "Pourquoi Hikone ?", "Combien de temps restez-vous ?". Pendant qu'ils posent les questions et écoutent mes réponses, leur professeur, en retrait, est attentif à la scène. Une des étudiantes a un excellent niveau de conversation ; ce qui est moins le cas d'une autre, où je dois reformuler certaines phrases avec un vocabulaire plus simple. En tout cas belle exercice de leur part :)

Hikone n'est pas très grande et se visite facilement à pieds. Je commence ma visite par son château, qui n'a pas subi de reconstruction. Il fait ainsi parti des quelques châteaux d'origine (comme Himeji-jo ou Matsumoto-jo). Pas de groupes scolaires ce jour-là et très peu de visiteurs, ce qui a rendu la visite très calme. J'ai ensuite parcouru le jardin Genkyuen (玄宮園), juste à côté du château. Une partie était en rénovation, mais rien de bien gênant pour la visite. Le musée (que j'ai fait le lendemain) vaut clairement le détour. Les armures, armes, instruments de musique et kimono sont très bien présentés et une partie du musée reproduit certaines pièces de l'ancien palais. Une salle permet également d'assister à des représentations de kabuki (peu de dates par contre).

Hikone-jo

Pavillon de thé de Genkyuen

Coucher de soleil sur le lac Biwa

CJ travaillant jusqu'en milieu de soirée, j'en profite pour attendre le coucher de soleil sur le lac Biwa et m'amuser avec mon appareil photo. Les conditions n'étaient pas parfaites, mais pour mon premier timelapse, je suis content du résultat :)

Je retrouve ensuite CJ et on fait un izakaya ensemble. Avec nos connaissances cumulées en Japonais, on arrive à commander sans trop de mal et à varier les plats et boissons. De retour chez elle, autour d'une bouteille de umeshu (alcool de prune), nous discutons de nos parcours respectifs au Japon. Comme beaucoup de profs en école de langue, elle a surtout des horaires tard le soir, ce qui l'empêche d'avoir une vie sociale correcte. Et vu qu'elle a souvent des journées de quelques heures, elle a peu de vrais jours de congé.

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